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 Sommet France/Afrique : La dernière messe « noire » de Chira

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MessageSujet: Sommet France/Afrique : La dernière messe « noire » de Chira   Jeu 15 Fév - 19:32

Image hébergée par servimg.comJacques Chirac« L’Afrique et l’équilibre du monde ». C’est sous ce thème que débute, ce matin dans la ville de Cannes, le 24e sommet France/Afrique. A l’invitation du grand chef blanc Jacques Chirac, la majorité des princes africains prennent part à ce rendez-vous biennal.
Autour de Chirac, il y a les amis traditionnels, qui répondent toujours présent comme Omar Bongo, Blaise Compaoré, Idriss Deby, Denis Sassou N’Guesso, Abdoulaye Wade, François Bozizé... Sur les 53 pays que compte le « Berceau de l’humanité », une bonne quarantaine est ainsi représentée au plus haut niveau.

« Nous sommes réunis parce que la France aime l’Afrique et se sent liée à elle par les engagements de la fraternité, de l’histoire et du cœur »… « J’ai tissé de longue date des liens personnels avec beaucoup d’entre vous et, vous le savez, j’aime et je respecte l’Afrique ». C’est une véritable déclaration d’amour qu’a livrée le Président français, Jacques Chirac, à l’ouverture du 24e Sommet France-Afrique, au Palais des festivals de Cannes. Devant un parterre de 48 dirigeants africains (32 chefs d’Etat étaient présents physiquement, les autres avaient envoyé des représentants), devant la présidente de l’Union Européenne et chancelière allemande, Angela Merkel, et l’ancien Premier ministre du Japon, Yoshiro Mori, le président français a martelé l’importance que le développement des pays d’Afrique et leur intégration au concert des Nations revêt pour lui.Image hébergée par servimg.com

Dans un discours enlevé, il a expliqué que l’avenir du monde d’aujourd’hui, dans lequel les destins des peuples sont étroitement liés, « ne peut se dissocier de celui de l’Afrique ». Ecartant clairement l’hypothèse d’une Afrique qui serait « une nouvelle fois » livrée au pillage et écartée de la prospérité, il a exhorté son auditoire à relever le défi du développement afin que le continent prenne « toute sa place dans la mondialisation pour devenir un pôle de paix et de prospérité ».

Le partenariat plutôt que le diktat

Les vœux de Jacques Chirac rejoignaient ceux de la présidente de l’Union européenne et du président de l’Union africaine, John Kufuor, qui l’avaient précédé à la tribune. Dans son discours, Angela Merkel avait affirmé que : « l’humanité du continent [européen] sera jugée à l’aune des relations avec l’Afrique ». Citant les défis que l’Afrique aurait à relever – le réchauffement de la planète, la pauvreté, les guerres, la fracture numérique…-, elle a expliqué qu’ils ne le seraient qu’en pratiquant un « partenariat » étroit entre les pays européens, les Etats africains et, plus largement, l’ensemble de la communauté internationale : « Nous ne venons pas vous soumettre des solutions, a-t-elle déclaré, nous vous proposons un dialogue pour qu’ensemble nous trouvions des solutions. ». Elle a, par ailleurs, précisé que 60% des ressources de développement de l’UE étaient attribuées à l’Afrique et que cet effort serait poursuivi.

John Kufuor, président du Ghana et de l’UA, a estimé que, ces dernières années, « l’Afrique a connu des progrès en terme d’infrastructure, d’éducation, et de commerce. Maintenant, la croissance économique du continent avoisine les 6% l’an. » Il a reconnu qu’au Libéria, au Sierra Leone, en RDC, les conflits ont été résolus grâce à l’UA et à la communauté internationale, mais a insisté sur le fait qu’ « au Darfour, en Côte d’Ivoire, en Guinée, il y a nécessité d’agir activement pour trouver la paix. » Il a lancé un appel à la communauté internationale pour qu’elle aide les pays africains à résoudre leurs conflits et a déclaré compter sur un partenariat « sincère » de la France pour résoudre ces problèmes et que « l’Afrique assure sa place dans le village planétaire où toutes les Nations doivent vivre dans le respect et l’amitié des autres ».Image hébergée par servimg.com



Dans le lot des absents, on avance des noms de leaders comme Thabo Mbeki de l’Afrique du Sud, Moammar Kadhafi de la Libye, Robert Mugabe du Zimbabwe, Paul Kagame du Rwanda, Lansana Conté de la Guinée. Devraient être, en principe, absents à Cannes les présidents Joseph Kabila de la RD Congo et Laurent Koudou Gbagbo de la Côte d'Ivoire.

Un grand chef blanc qui s’en va sans pouvoir garantir quoi que ce soit à ses « valets locaux ». Etant sur le départ, il ne peut, en effet, rien leur promettre, pas même les recommander à son éventuel successeur (Nicolas Sarkozy ou Ségolène Royal). D’où ce sentiment compréhensible d’attentisme au sein du syndicat des présidents africains, notamment dans sa composante francophone, très attachée à la France.

On comprend cette attitude de nos têtes couronnées, d’autant plus que le changement de génération à l’Elysée augure forcément le changement de méthode de travail et surtout des rapports avec le chef. Le côté trop personnel des relations que la présidence française avait avec certains des dirigeants va nécessairement changer. Période de vaches maigres donc en perspective pour des chefs d’Etat trop enclins à fouler le perron de l’Elysée.

A l’allure où vont les choses, la question de l’utilité de cette foire, qui a tous les traits d’un néocolonialisme, reste posée. Les sommets se suivent, de grands discours sont prononcés, des résolutions, prises, mais rien de concret sur le terrain.

De ces messes « noires », une en tout cas reste vivace dans les mémoires : c’est celle de la Baulle en 1990, au cours de laquelle François Mitterrand a prononcé son fameux discours dans lequel il a intimé aux pays africains d’opter pour la démocratie et donc le multipartisme comme système politique.
Image hébergée par servimg.com

Mais là encore, les résultats sont très mitigés. Il suffit de voir le fonctionnement de certains pays pour se convaincre de la pseudo-démocratie qui y a cours. Angela Merkel, la présidente du G8 et de l’Union européenne (UE), ainsi que Louis Michel, le commissaire européen au Développement, prennent part à l’ouverture de cette conférence franco-africaine.

Un signe pour beaucoup qu’il vaut mieux évoluer maintenant vers des sommets UE/Afrique. D’ailleurs, dans le second semestre de 2007, l’Afrique et l’Europe devraient se rencontrer dans ce sens au Portugal.

Seulement, est-ce que la France va accepter de renoncer aussi facilement à « son » continent ? Là est toute la question. Une chose est sûre, au moment où les Etats-Unis et la Chine font des yeux doux à l’Afrique, la France ne va pas, si on ose dire, battre en retraite. Il serait, en tout cas, étonnant qu’elle le fasse au profit de l’Europe.
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MessageSujet: Re: Sommet France/Afrique : La dernière messe « noire » de Chira   Ven 16 Fév - 5:07

Le roi blanc et ses roitelets nègres

S'il y a une messe à laquelle tous les chefs d'Etat africains ont
l'obligation ou se font un premier devoir d'assister, c'est bien celle
qui les réunit périodiquement autour du grand roi blanc, le président
de la République française. Les sommets Afrique-France, quand ils se
tiennent surtout en France, enregistrent des records de participations
des présidents africains. Des chefs d'Etat, réputés pour leur absence
chronique aux sommets de l'Organisation de l'Unité africaine (OUA)
d'abord, de l'Union africaine ensuite, tel l'inamovible Paul Bia, ne
dérogent jamais à cette obligation. Depuis mercredi 14 février, les
responsables au sommet d'une quarantaine d'Etats sur les 53 que compte
le continent africain, participent à Cannes, ville française célèbre
pour son festival cinématographique, au 24e sommet des chefs d'Etat
d'Afrique et de France. L'Etat français, une puissance mondiale moyenne
d'à peine 65 millions d'habitants face à un continent peuplé de plus de
800 millions d'âmes! Les dirigeants africains témoignent ainsi leur
reconnaissance à la France, mais surtout à son président qui a d'ores
et déjà entamé le crépuscule de 12 ans de règne et de présence à
l'Elysée. Le thème de cette ultime messe qu'officie l'"ami" Jacques,
est "L'Afrique et l'équilibre du monde". Est-ce pour cette dernière
rencontre avec ses proconsuls africains que l'actuel locataire du
palais de l'Elysée a maintenu le suspense sur sa candidature pour la
présidentielle d'avril prochain?


On peut s'étonner de cette curiosité de la politique africaine de
la France qui a été inaugurée en 1973 par le président Georges
Pompidou. Les rois nègres sont toujours nombreux à accourir à l'appel
du grand roi blanc. Il est utile de faire le bilan des 24 sommets,
d'abord appelés "France-Afrique" puis "Afrique-France" à partir de 1998
sous la présidence de Jacques Chirac. Qu'a tiré l'Afrique des 40 années
de "relations privilégiées avec la France"? Un constat : les pays
africains dits francophones sont aujourd'hui les plus pauvres du monde.
C'est également en leur sein que l'on rencontre l'antidémocratique à
l'état brut. Ici, l'alternance politique pacifique est une denrée rare.
Aussi, l'on y rencontre des dinosaures, des adeptes des présidences à
vie. Grâce à une coopération militaire à géométrie variable, la France
maintient des régimes contre la volonté de la majorité de leurs
peuples. La France a toujours été la première à féliciter les
présidents africains élus grâce à un bourrage des urnes. La durée
minimale à la tête de l'Etat est de deux décennies, dès lors qu'un chef
d'Etat a reçu l'onction de l'Elysée. Tout comme un bon musicien
africain n'est reconnu comme tel qu'après un passage à l'Opéra, ou sur
une autre scène mythique de Paris, tout nouveau chef d'Etat africain
reçoit sa légitimité en marchant sur le perron de l'Elysée. Pour la 24e
fois, ils sont allés faire allégeance au grand roi français. Le
paternalisme nocif de la France se traduit notamment par son soutien
apporté aux pouvoirs impopulaires en Afrique subsaharienne.


Si la plupart des dirigeants africains encensent à grands cris les
liens actuels qui unissent leurs pays à la France, ce n'est pas le cas
des populations qui endurent chaque jour les méfaits de cette politique
plus que paternaliste. Nombreux sont les regroupements africains qui,
créés pour hâter l'intégration des Etats africains, se révèlent
aujourd'hui être des coquilles vides, car ne disposant d'aucun pouvoir
réel de décision économique. Le prix du coton, comme celui des autres
matières premières, est déterminé par les bourses occidentales. Il ne
peut en être autrement car une Afrique unie fera le malheur de
l'Occident, particulièrement de la France dont les intérêts économiques
sont symbolisés par de grands groupes tels Bolloré, Buygue, la
Compagnie française d'Afrique occidentale (CFAO), etc.


Devant le bilan plus que dérisoire de plus d'un demi-siècle de
coopération avec l'ancienne métropole, les Africains les plus éclairés
se tournent aujourd'hui vers d'autres partenaires. C'est dans ce cadre
qu'il faut situer le sommet Chine-Afrique organisé à Pékin à la fin de
l'année dernière. L'organisation de la rencontre Afrique-Amérique
latine obéit au même désir de l'Afrique de se tourner vers d'autres
horizons. Dans tous les cas, l'Afrique ne doit pas perdre de vue
qu'aucun pays ne viendra de l'extérieur pour la développer. Son salut
passe nécessairement par l'union et la solidarité des Etats membres.
L'Afrique doit présenter devant la Chine, l'Amérique latine et demain
l'Inde ou devant tout autre ensemble, un front uni si elle entend tirer
le maximum des nouvelles opportunités que lui offrent ces pays. Si elle
veut tirer profit d'une mondialisation qui lui a été imposée, elle n'a
pas d'autre choix que s'unir. S'unir ou périr est, aujourd'hui plus
qu'hier, la vraie question.

http://www.lepays.bf/quotidien/chronique2.php?codeart=10728&numj=3811
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MessageSujet: Re: Sommet France/Afrique : La dernière messe « noire » de Chira   Lun 19 Fév - 5:12

Article sur le sommet:

http://www.bakchich.info/article807.html

Cannes se tenait ce jeudi la XXIVe conférence Afrique France.
Certains observateurs mal informés auraient pu croire à une réunion
intercontinentale de vieilles personnes fortunées, mais il s’agissait
bien de la dernière sortie d’importance de notre vaillant président




Finalement Cannes est un bon choix. La Croisette, ses paillettes, ses
villas, ses hôtels coquets, ses boutiques luxueuses. Le dernier sommet
France-Afrique de Jacques Chirac n’aurait pu que se tenir là. D’autant
que la moyenne d’âge des invités ne jurait guère avec celle de la
population, l’hiver, sur la Côte d’Azur. Oui, finalement, Cannes est un
bon choix, à mettre au crédit de « Chirac l’Africain ».



Et le sommet s’est déroulé comme prévu. Sans accroc, sans grande
nouvelle non plus. Bon gré mal gré, une réunion sur la crise du Darfour
s’est tenue. Pour la forme. En comité restreint, jeudi, à 17 heures.
Invité, Moubarak d’Egypte, Béchir du Soudan, Bozizé de Centrafrique («
pas une lumière politique » selon un mal-appris du Quai d’Orsay) et «
l’ami de la France », selon l’éternel mot de Chirac, Idriss Déby Itno.
Un peu ronchon, le maître de Ndjaména a du se faire tirer l’oreille
pour y assister. Il ne voulait pas voir son voisin Béchir. « On ne lui
a pas laissé le choix », susurrent certains. Une sorte de cadeau
d’adieu sans grande conséquence. « Il ne faut pas s’attendre à ce que
grand-chose en sorte », glisse un habitué.



Non, l’intérêt du sommet était autre. Une réunion de vieux complices
d’entourloupes –au choix pétrolières, barbouzardes, affairistes– qui se
disent au revoir. Adieu la Chirafrique, ses relations avec les
présidents à la démocratie incertaine et au train de vie somptueux. Un
chant du cygne, sans chaudes larmes ni énormes embrassades. Presque un
programme de retraité. Bien agencé et pas trop lourd.



Mercredi soir, un petit dîner avec les proches. Le camerounais Paul
Biya, le gabonais Omar Bongo, le congolais Sassou Nguesso. Jeudi matin,
le discours d’ouverture. Le président français, a été applaudi.
Poliment. Presque une insulte aux vues de tous les services rendus.
Seul Amani Toumani Touré s’est fendu en public d’un « mon cher Jacques
». Bouteflika, teint cireux, a écouté, engoncé dans sa chaise, est
resté muet. « Comme une tombe », ose un observateur mesquin. Le Prince
Moulay Rachid, représentant pour l’occasion son frère Mohammed VI, n’a
pas pipé mot non plus, à personne.



Au moins son royal frère a-t-il présenté une excuse béton pour surseoir
à la sauterie. Sa femme est sur le point d’accoucher. « D’ici quelques
semaines », persiflent les incontournables mauvaises langues. Les
jeunes rechignent toujours à s’occuper de leurs vieux parents...



Et ce ne sont pas les seuls. Gbagbo, finalement, n’est pas venu non
plus. Le président ivoirien « cauchemar africain » de Chirac, a préféré
envoyer son « grand bouffeur » et président du conseil économique et
social, Laurent Dona Fologo, le représenter. Tant pis pour le pied de
nez à son ennemi intime. « Tant mieux, il ne pèsera pas sur le sommet
», s’est réjoui la cellule africaine de l’Elysée. Pas un mot en
revanche sur l’absence du président sud-africain, Thabo Mbeki.



Mais une réunion de vieux routiers a toujours quelque chose de gênant,
voire de pathétique. Et le XXIVe sommet France-Afrique du nom n’a pas
dérogé à la règle.



A commencer par la conférence de presse préparatoire, donnée mardi 13
février à l’Elysée. Suivi par un bref briefing de Michel de Bonnecorse,
le patron de la cellule Afrique, à quelques journalistes. Une séance
histoire de justifier les absences, de la part d’un vieux grognard
chiraquien qui voulait protéger son mentor d’une dernière salve de
reproches. Au hasard sur la gestion du dossier ivoirien, et notamment
des morts français de Bouaké (voir p.3).



Puis le discours d’ouverture. Chirac n’a pas eu un mot pour la Guinée,
en cours d’implosion, laissant le président de l’Union Africaine, le
Ghanéen John Kufuor, se charger de la question. Décevant. Pas de
grandes envolées lyriques. Et ses encouragements à Angela Merkel avant
son allocution, ont paru un brin surannés. Tout comme ce pouce levé en
signe d’acquiescement au discours de la chancelière allemande.



Un geste d’un autre âge de la part d’un homme qui file vers le passé.
Et, qui sait, enterre peut-être avec lui, une certaine politique
africaine de la France.
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MessageSujet: Re: Sommet France/Afrique : La dernière messe « noire » de Chira   Lun 19 Fév - 5:52

CONTRE-SOMMET AFRIQUE-FRANCE


La mauvaise conscience des chefs d’Etat


A Cannes, on attendait la vedette Chirac. Contre toute attente, les
manifestants du contre-sommet ont ravi la vedette au chef d'Etat
français en inscrivant dans l’agenda les préoccupations jamais résolues
de peuples africains longtemps martyrisés.


Le vrai sommet est donc celui-là, qui aura permis de rappeler aux
hôtes français et aux chefs d’Etat africains et du monde entier que les
uns trinquent pendant que se meurent les peuples dont ils ont pourtant
la responsabilité devant l’histoire.


Cannes devait consacrer le départ de Jacques Chirac. Et les
dirigeants africains ont encore montré que, décidément, ils ne
pouvaient rien lui refuser. Jusqu’à l’accord sur le Darfour qui est
mort-né. De guerre lasse, le président Déby du Tchad n’a-t-il pas
préféré s’éclipser sur la pointe des pieds ? Le signataire soudanais
n’a-t-il pas, aussitôt après, rejeté toute intervention étrangère sur
son territoire ? Nous revoilà à la case départ !


Les déclarations tonitruantes qui ont marqué la fin du sommet ont
pratiquement annoncé le départ de Chirac de l’Elysée et qui sait, de la
France-Afrique. Ce sont autant de chants de sirènes qui semblent
traduire le désarroi de rois nègres devant le départ du parrain.
Impuissants devant les faits, ils paraissent déboussolés face à un
avenir plein d’incertitudes. Cet attachement des dirigeants africains à
la France de Chirac symbolise les survivances des élans colonialistes
et paternalistes. Il rappelle étrangement ces liens entre fils et père,
célébrés par Bokassa de Centrafrique à coups de sanglots et larmes, à
la mort du général de Gaulle.


A ce jour, les sommets France-Afrique ont surtout profité à la
France : poids diplomatique certain du fait de l’alignement quasi
inconditionnel des sujets africains, dans les tribunes internationales,
intérêts économiques évidents, en raison du potentiel de
chasses-gardées que constituent nos pays, etc. Tout au moins, ces
rencontres auront-elles contribué à réveiller progressivement l’aile
anticolonialiste ou ce qu’il en reste à travers le continent. Ainsi, en
dépit de tout ce qu’on peut leur reprocher, le Sud-Africain Mbeki,
l'Ivoirien Gbagbo et le Rwandais Kagamé ont habilement évité la
rencontre de Cannes. Des choses bien plus importantes les retenaient à
domicile!


Faut-il s’attendre à d’autres sommets une fois Chirac
parti?Possible. Avec peut-être de légères modifications, compte tenu du
profil des successeurs potentiels de Chirac. Ceux-ci auront, en effet,
bien du mal à ignorer les sempiternels intérêts d’un lobby fort bien
implanté et avisé. Nostalgie oblige, afin de préserver leurs acquis,
des responsables africains n’auront également de cesse de revendiquer
la poursuite de cette rencontre périodique, quel que puisse être le
locataire de l’Élysée. Ils ne seront cependant pas, pour autant,
capables de discuter d’égal à égal avec la France comme celle-ci le
fait, par exemple, dans ses échanges avec l’Allemagne. Avec les mêmes
ou leurs substituts, on reprendra donc probablement le même scénario.
D’une manière ou d’une autre.


Toutefois, il faudra compter désormais avec la grande mobilisation
des peuples, tant les défis sont nombreux. A cet égard, le
contre-sommet de Cannes traduit le souci du peuple français de ne plus
se faire complice de ces rencontres qui profitent plus aux dictateurs
africains et à leurs amis et protecteurs de l’Hexagone, qu'à toute
autre personne. L’information vraie et juste devra donc circuler dans
les deux sens pour bien alimenter les circuits appropriés. Car aucun
problème n’existe véritablement entre les peuples français et
africains. En atteste le renforcement de la coopération à la base :
jumelage-coopération, solidarité entre société civile sur tous les
plans.


On ne le dira jamais assez, l’Afrique a surtout mal à ses
dirigeants. Plus que jamais, l'avènement d'une autre génération de
leaders s’avère indispensable. L’actuelle classe dirigeante l’emporte
peut-être sur les précédentes générations quant au niveau intellectuel
et à la disponibilité des ressources. Mais quel manque de vision et
d’abnégation ! Quelle absence de crédibilité et de patriotisme ! Quel
manque de tolérance et de courage ! Trop de dossiers noirs jalonnent le
parcours de bon nombre de nos chefs d’Etat…Et les peuples africains
attendent toujours la réalisation de leur unité !


En partant, Chirac de la France de la révolution de 1789, Chirac du
pays de la Déclaration des droits de l’Homme et du Citoyen, laisse chez
nos peuples un arrière-goût amer de duperies. Il n’aura jamais vraiment
oeuvré à l’avènement en Afrique de régimes réellement démocratiques
quand bien même il l'eût voulu. S’étant borné à aborder le sujet du
bout des lèvres, Chirac part cependant avec l’avantage d’avoir fait la
leçon à ses sujets africains : il faut savoir partir, même quand on
n'en a pas envie. Savoir passer la main à temps. Surtout quand, jour
après jour, on se sent…vomi par ceux qui, des années durant, vous ont
adulé. Savoir partir, comme un vieux lion sans crinière ni crocs ni
griffes. Mais avec le peu de dignité qui vous reste, et qu’on saura,
malgré tout, vous accorder.




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MessageSujet: Re: Sommet France/Afrique : La dernière messe « noire » de Chira   Mar 27 Fév - 10:16

Contre sommet FranceAfrique:

http://www.dailymotion.com/sur_vivant/video/x1bh64_francafrique-cannes-2007

source de cette vidéo :

Association de Soutien à la production indépendante de documentaires

(SPID) : http://www.documentaires.info
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MessageSujet: Re: Sommet France/Afrique : La dernière messe « noire » de Chira   Jeu 1 Mar - 8:42

Je pense que la politique france afrique ne nous a pas du tout servi.LA france a passé 40ans à nous piller mais comme d'habtude avec le secours de ses valets locaux.Alors je ne condamne pas la france.Si les africains refusaient de se laisser faire la france ne pourrait rien.Il faut voir avec les arabes ça ne se passe pas comme ça.Aucun pays ne peut leur dicter sa lois.MAis ce qui m'inquiète plus, c'est pas le néocolonialisme mais plutôt la colonisation arabe.Nos pays et particulièrement le Burkina prète trop le flanc.Voyer dans l'histoire:partout où sont passés les arabes, ils ont fait disparaitre la civilisation qui y était.Par exemple je peux citer la civilisation perse(Iran actuel), égyptienne, nubienne(Soudan actuel),ottoman(Turquie actuel).Maintenant ils sont totalement assimililés aux arabes bien qu'ils ne soient pas arabes.Quand on prend le cas des soudanais ils sont black, vraiment blacks mais il se réclament être des arabes.Pour moi il n'ya pas pire forme de colonisation que de coloniser l'âme de quelqu'un.Ce qui veux dire que cet individu à perdu à jamais son identité.En fait il devient inexistant, il a disparu.Et je vois qu'au Burkina on se tourne de plus en plus vers ses gens là. Vous me direz qu'ils sont nos partenaires.Moi je dirai non, c'est d'autres colonisateurs.Il y'a actuellement un projet d'ouverture de faculté de langue arabe.Il ya des centres islamiques qui poussent comme des champignons.Et des bourses offertes pour des études islamiques ou arabes. Pour moi l'Etat n'a pas à offrir des bourses dans ces domaines.Comme il n'a pas non plus le droit de former les prêtres ou les pasteurs.MAis ce n'est pas le cas. En fait certains penseront que je suis contre l'islam.Ce n'est pas le cas.MAis je suis contre l'islam des arabes.Si ses gens là envahisse nos pays ils créeront à coup sûr des troubles, des guerres civils.Imaginez comment au Burkina on s'accepte mutuellement entre chrétiens, musulmans et animiste.Avec les arabes il n'ya pas de cohabitation possible.La preuve partout où il sont passé il ont soumis le plus souvent par la force toute comunauté qui y résidait, de telle sorte que toute la société devienne uniforme.Ce sont des gens très intolérants et qui enseigneront l'intolérence à nos population.
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MessageSujet: Re: Sommet France/Afrique : La dernière messe « noire » de Chira   Jeu 1 Mar - 13:51

Shocked J'étais même pas au courant que ca prenait une telle ampleur. J'étais au courant par exemple de la BCB et de la clinique Souka financés par la Lybie. Je partage par exemple ton inquiétude, ca arrive parfois que les gens deviennent intolérents parfois à cause de la religion. Je le sais particulièrement parce qu'il y a une partie de notre famille qui veut rien savoir de nous parce que nous mangeons du porc et donc nous sommes impurs. C'est vrai ausi que l'histoire est une ironie parce qu'elle ne fait que se repeter. Mais il faut savoir où nous en sommes et dans notre pays les sondages les reportages, les statistiques sur ce qui se passe ne sont pas affaires courantes. On en entend parler quand ça éclate.
On peut pas non plus se baser sur le Soudan pour rejetter la coopération avec eux.
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MessageSujet: Re: Sommet France/Afrique : La dernière messe « noire » de Chira   Aujourd'hui à 4:39

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